La carte postale d’Anne Berest

 Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques …4 prénoms écrits sur une carte postale envoyée sans autre explication à l’adresse de Lélia Picabia, la mère de l’auteur, un matin de janvier 2003. Ces personnes étaient ses grands-parents, oncle et tante morts pendant la Shoah. Que signifie cet envoi ? La carte postale a-t-elle pour but de raviver une plaie encore vive ou est-ce une manière de se souvenir ? Seize ans plus tard, alors qu’elle s’apprête à donner la vie pour la première fois, Anne Bérest se questionne sur cet envoi particulier et part sur la trace de ses ancêtres morts à Auswitch en 1942. Elle convoque pour cela les bribes de souvenirs familiaux et le long travail de recherche dans les archives réalisé par sa mère, et soigneusement conservé. Avec un sens du suspens, une belle écriture, mais sans pathos, Anne Bérest retrace le destin tragique de sa famille, et tente de savoir qui est l’auteur de la carte postale. Son enquête la mènera jusqu’à la maison de ses arrière-grands-parents, en Normandie, mais aussi sur les traces de sa grand-mère Myriam, seule survivante de sa famille, et d’une autre maison, provençale cette fois-ci.

Un livre du souvenir. Un livre de la transmission. Un livre qui dit aussi l’importance des archives qui sont parfois l’unique trace de la vie des gens ordinaires. Un livre plein d’émotions à mettre entre toutes les mains.

Référence : La carte postale, Anne Berest, Grasset, 2021, 501 p.

carte postale
La carte postale d’Anne Berest

Site de Grasset

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